À deux, on n'additionne pas seulement deux salaires : on combine deux revenus, deux apports et deux niveaux d'endettement en une seule capacité — celle du foyer.
Comment se calcule la capacité d'achat d'un couple ?
La banque raisonne au niveau du foyer : elle additionne vos revenus nets et vos apports, et applique le même plafond de 35 % d'endettement à l'ensemble. Bonne nouvelle : deux revenus moyens ouvrent souvent une capacité supérieure à un seul gros salaire. Point de vigilance : un crédit en cours chez l'un pèse sur la capacité commune.
Estimation indicative — assurance (~0,34 %/an) et frais de notaire (~8 %) compris.
Au-delà des chiffres : se mettre d'accord
Acheter à deux, c'est aussi converger : sur le budget, les critères prioritaires et le type de bien. Mieux vaut aligner ses attentes avant les visites — sinon le coup de cœur de l'un devient le compromis de l'autre.
À quoi faire attention quand on achète à deux ?
- La répartition de la propriété : en indivision, chacun détient une quote-part, souvent proportionnelle à son apport — à formaliser chez le notaire.
- Le régime (mariage, PACS, indivision, SCI) change les règles en cas de séparation ou de succession.
- La solidarité du prêt : les co-emprunteurs sont généralement solidaires de la totalité des mensualités.
Et en cas de séparation ?
C'est la question qu'on évite, et pourtant la plus structurante. En indivision, chacun peut demander le partage à tout moment : sans accord, la vente du bien peut être imposée. Pour se protéger, on peut signer une convention d'indivision (qui organise la gestion et peut figer la situation pour une durée déterminée), ou acheter via une SCI qui facilite la transmission des parts. Le prêt, lui, reste dû par les co-emprunteurs solidaires, quelle que soit l'issue du couple. Anticiper ces règles à l'achat évite des situations bloquées plus tard.